Fatima Zahra 1 radiallahu 'anha

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Fatima Zahra 1 radiallahu 'anha

Message par Abu Luqman le Dim 3 Fév - 13:10

As-salamu 'alaykoum wa rahmatullahi wa barakatuh,

Fâtimah était la cinquième enfant du Prophète Muhammad — paix et bénédictions sur lui — et de sa femme Khadîjah — qu’Allâh l’agrée. Elle naquit alors que son respecté père avait commencé à passer de longs moments de solitude dans les montagnes entourant Makkah, méditant et réfléchissant aux grands mystères de la création.

A l’âge de cinq ans, elle apprit que son père était devenu "Rasoul Allah", le Messager de Dieu — paix et bénédictions sur lui —. Sa première obligation était de transmettre la bonne nouvelle de l’Islam à sa famille et à ses proches relations. Ils devaient adorer Dieu Tout Puissant Seul. Sa mère, qui était un puissant appui et soutien, expliqua à Fâtimah — qu’Allâh l’agrée — ce que son père devait faire. A partir de ce moment, elle devint plus étroitement lié à lui et éprouva un amour profond et durable pour lui. Souvent elle marchait à ses côtés, à travers les rues étroites et les sentiers de Makkah, visitant la Ka`bah, s’occupant des secrètes réunions des premiers musulmans à avoir accepté l’islam et à avoir prêté allégeance au Prophète — paix et bénédictions sur lui —.

Un jour, alors qu’elle n’avait pas encore dix ans, elle accompagna son père à la Masjid al-Harâm où il se tint en un endroit nommé al-Hijr, en face de la Kabah, et commença à prier. Fâtimah — qu’Allâh l’agrée — resta à ses côtés. Un groupe de Quraysh, avec de mauvaises intentions à l’égard du Prophète — paix et bénédictions sur lui —, se réunirent autour de lui. Il y avait Abû Jahl ibn Hisham, l’oncle du Prophète — paix et bénédictions sur lui —, Uqbah ibn Abi Mu`ayt, Umayyah Ibn Khalaf, ainsi que Shaybah et `Utbah, les fils de Rabi’ah. De façon menaçante, le groupe monta vers le Prophète — paix et bénédictions sur lui — et Abû Jahl, le meneur, demanda : "lequel d’entre vous peut apporter les entrailles d’un animal abattu et les jeter sur Muhammad ?"

`Uqbah Ibn Abi Mu`ayt, l’un des plus odieux du groupe, se porta volontaire et partit précipitamment. Il revint avec les ordures dégoûtantes et les jeta sur les épaules du Prophète — paix et bénédictions sur lui —, alors qu’il était toujours prosterné. Abdullah Ibn Mas`ûd, un compagnon du Prophète — paix et bénédictions sur lui —, était présent mais il ne pouvait rien dire ou faire. Imaginez le sentiment de Fâtimah — que Dieu l’agrée —, quand elle vit son père traité de la sorte. Que pouvait-elle faire, elle, une enfant de moins de dix ans ? Elle monta vers son père et lui retira les choses répugnantes puis elle se tint fermement et en colère devant le groupe de voyous Quraysh et lança des paroles blessantes contre eux. Ils ne lui dirent pas un seul mot. Le Prophète — paix et bénédictions sur lui — releva sa tête de la prosternation et continua à accomplir la salat. Puis il dit ’Oh Allah ! Puisses-tu punir ces Quraysh !’ Et il répéta cette invocation trois fois. Puis il continua : ’Puisses-tu punir `Utbah, `Uqbah, Abû Jahl et Shaybah’ ceux qu’il nomma moururent quelques années plus tard à la bataille de Badr.

A une autre occasion, Fâtimah — qu’Allâh l’agrée — était avec le Prophète — paix et bénédictions sur lui — alors qu’il faisait le "Tawâf" autour de la Kabah. Une foule de Quraysh se réunit autour de lui, le saisirent et essayèrent de l’étrangler avec ses propres vêtements. Fâtimah — qu’Allâh l’agrée — cria et appela à l’aide. Abû Bakr — qu’Allâh l’agrée — accouru et réussit à libérer le Prophète — paix et bénédictions sur lui —. Il implorait alors : ’Tueriez-vous un homme qui dit : ’Mon seigneur est Allah’. Au lieu de baisser les bras, la foule se tourna vers Abû Bakr — qu’Allâh l’agrée — et commença à le battre jusqu’à ce que le sang coule de sa tête et de son visage.

Elle fut témoin de telles scènes de cruelle opposition et de harcèlement contre son père et les premiers musulmans. Elle ne se tenait pas sagement de côté mais se joignait à la lutte pour la défense de son père et de sa noble mission. Elle n’était encore qu’une jeune fille, et au lieu de gambader joyeusement, au lieu de la gaîté et l’entrain auxquels chaque enfant de son âge est et doit normalement être habitué, Fâtimah — qu’Allâh l’agrée — était témoin, et participait à de telles épreuves.

Lors de la septième année environ de sa mission, le Prophète — paix et bénédictions sur lui — et sa famille durent quitter leur maison et trouvèrent refuge dans une petite vallée accidentée entourée de tous côtés de pentes et de défilés, dont on ne pouvait entrer de Makkah que par un étroit chemin.

Dans cette vallée aride, Muhammad et les clans de Banu Hashim et al-Muttalib furent forcés de se retirer avec peu de réserves de nourriture. Fâtimah — qu’Allâh l’agrée — était l’un des plus jeunes membres du clan, elle avait environ douze ans, et devait passer des mois dans les privations et les souffrances. Les lamentations d’enfants et de femmes affamés pouvaient être entendues depuis Makkah. Les Quraysh ne permirent aucun approvisionnement en nourriture ni contact avec les musulmans, dont la privation était seulement soulagée durant la saison du pèlerinage. Le boycott dura trois ans. Quand il fut levé, le Prophète — paix et bénédictions sur lui — dut faire face à encore plus d’épreuves et de difficultés.

Khadîjah — qu’Allâh l’agrée, ’la croyante et l’affectueuse’, mourut peu après. Avec sa mort, le Prophète — paix et bénédictions sur lui — et sa famille perdirent une de leur plus grande source de réconfort et de force qui les avait soutenus à travers les moments difficiles. L’année pendant laquelle la noble Khadîjah — qu’Allâh l’agrée, puis ensuite Abû Tâlib, moururent, fut appelé l’année de la tristesse. Fâtimah — que Dieu l’agrée —, à présent une jeune fille, fut vivement attristée par la mort de sa mère. Elle pleura des larmes amères et pendant quelques temps fut si frappée par la douleur que sa santé se détériora. On craignit même qu’elle ne meure de chagrin.

Bien que sa sœur aînée, Umm Kulthum, demeurait dans la même famille, Fâtimah — que Dieu l’agrée — réalisa qu’elle avait maintenant une grande responsabilité avec le décès de sa mère. Elle ressentait qu’elle devait donner à son père un soutien encore plus fort. Avec une tendresse affectueuse, elle se dévoua pour veiller à ses besoins. Elle fut si soucieuse par le bien-être de son père qu’on commença à l’appeler Umm Abi-ha, la mère de son père. Elle lui apportait ainsi un soulagement et un réconfort pendant les moments d’épreuve, de difficulté et de crise.

Souvent les épreuves étaient trop pour elle. Une fois, à cette époque, une foule insolente amoncela de la poussière et de la terre sur la gracieuse tête de Muhammad — paix et bénédictions sur lui —. Quand il rentra à la maison, elle pleura abondamment et essuya la poussière de la tête de son père. ’Ne pleure pas’ dit-il ’ qu’Allah protège ton père’.

Le Prophète — paix et bénédictions sur lui — avait un profond amour pour Fâtimah — que Dieu l’agrée —, il dit une fois : ’Quiconque plait à Fâtimah — que Dieu l’agrée — plait en réalité à Dieu, et quiconque cause sa colère cause en réalité celle de Dieu. Fâtimah — qu’Allâh l’agrée — est une partie de moi. Ce qui lui plait me plait aussi, et ce qui l’a met en colère me met aussi en colère.’

Il dit aussi : ’Les meilleures femmes au monde sont au nombre de quatre : la vierge Marie, Âsiyâ la femme de Pharaon, Khadîjah — qu’Allâh l’agrée — la mère des croyants, et Fâtimah — qu’Allâh l’agrée — la fille de Muhammad — paix et bénédictions sur lui —.’ Fâtimah acquit ainsi une place d’amour et d’estime dans le cœur de son père, qui n’était occupé que par sa femme Khadîjah.

On donna à Fâtimah — que Dieu l’agrée — le titre de Az-Zahrâ’, ce qui signifie la Resplendissante, en rapport avec son visage radieux, qui semblait diffuser de la lumière. On dit que lorsqu’elle se levait pour la prière, le mihrab reflétait la lumière de son visage. On l’appelait aussi Al-Batûl, en raison de son ascèse. Au lieu de passer son temps en compagnie d’autres femmes, elle passait beaucoup de son temps en prière, à lire le Coran ou à d’autres actes d’adoration (`ibâdah).

Fâtimah — que Dieu l’agrée — avait une forte ressemblance avec son père, le Messager de Dieu — paix et bénédictions sur lui —. Aishah — qu’Allâh l’agrée, l’épouse du Prophète — paix et bénédictions sur lui —, dit d’elle : ’je n’ai jamais vu une créature de Dieu qui ressemblait davantage au Messager de Dieu — paix et bénédictions sur lui — dans son langage, sa conversation et sa façon de s’asseoir que Fâtimah — qu’Allâh l’agrée.’ Quand le Prophète — paix et bénédictions sur lui — la voyait s’approcher, il l’accueillait, se levait et l’embrassait, la prenait par la main et la faisait asseoir à l’endroit où il était assis. Elle faisait de même quand le Prophète — paix et bénédictions sur lui — venait vers elle. Elle se levait, l’accueillait avec joie et l’embrassait.

Les bonnes manières de Fâtimah — que Dieu l’agrée —, son doux langage, faisaient partie de sa ravissante et sympathique personnalité. Elle était particulièrement gentille avec les pauvres et les nécessiteux, et donnait souvent toute la nourriture qu’elle avait à quelqu’un qui se trouvait dans le besoin même si elle-même restait sur sa faim. Elle n’avait aucun amour pour les ornements, ni pour le luxe et le confort de la vie. Elle vivait simplement, bien que, parfois, comme nous le verrons, les circonstances étaient vraiment trop éprouvantes et trop difficiles pour elle.

Elle a hérité de son père une éloquence convaincante, puisée dans la sagesse. Quand elle parlait, les gens étaient souvent émus aux larmes. Elle avait la capacité et la sincérité pour créer des émotions, émouvoir les gens aux larmes, et emplir leur cœur de louange et de gratitude pour Dieu pour ses faveurs et sa générosité inestimable.

Fâtimah — que Dieu l’agrée — émigra à Medinah quelques semaines après le Prophète — paix et bénédictions sur lui —. Elle y alla avec Zayd ibn Harithah, qui fut renvoyé par le Prophète à Makkah pour amener le reste de la famille, dont Fâtimah — que Dieu l’agrée — et Umm Kulthum, Sawdah, la femme du Prophète — paix et bénédictions sur lui —, la femme de Zayd, Barakah et son fils Usâmah. Pour voyager avec le groupe il y avait également Abdullah le fils d’Abû Bakr, qui accompagnait sa mère et ses sœurs, Aishah et Asmâ’.

A Madinah, Fâtimah — que Dieu l’agrée — vivait avec son père dans la simple demeure qu’il avait construite, jouxtant la mosquée. En l’an 2 de l’Hégire, elle reçut des propositions de mariage par l’intermédiaire de son père, dont deux furent rejetées. `Alî— que Dieu l’agrée —, le fils d’Abû Tâlib, rassembla alors son courage et vint demander sa main au Prophète — paix et bénédictions sur lui —. En présence du Prophète — paix et bénédictions sur lui — pourtant, il se laissa intimider et perdit sa langue. Il ne quitta pas le sol des yeux et ne put dire un mot. Le Prophète — paix et bénédictions sur lui — lui demanda alors : ’Pourquoi es-tu venu ? As-tu besoin de quelque chose ?’ `Alî— que Dieu l’agrée — ne pouvait toujours pas parler alors le Prophète — paix et bénédictions sur lui — suggéra : ’Peut-être es-tu venu pour demander Fâtimah — que Dieu l’agrée — en mariage ?’ ’Oui’ répondit `Alî— que Dieu l’agrée —. Selon ce qu’on rapporte, le Prophète — paix et bénédictions sur lui — dit simplement : ’Marhaban wa ahlan- Bienvenue dans la famille’ et cela fut prit comme l’approbation du Prophète — paix et bénédictions sur lui — par `Alî— que Dieu l’agrée — et par les Ansars qui l’attendaient dehors. On rapporte aussi que le Prophète — paix et bénédictions sur lui — approuva et demanda à `Alî— que Dieu l’agrée — s’il avait quelque chose à donner en dot. `Alî— que Dieu l’agrée — répondit que non. Le Prophète — paix et bénédictions sur lui — lui rappela qu’il avait un bouclier qu’il pouvait vendre.

Ali — que Dieu l’agrée — vendit le bouclier à Uthman pour quatre dirhams et pendant qu’il se dépêchait de retourner chez le Prophète — paix et bénédictions sur lui — pour lui remettre la dot, Uthman l’arrêta et lui dit :
’Je te rends ton bouclier comme cadeau de ma part pour ton mariage avec Fâtimah — que Dieu l’agrée —’. Fâtimah — que Dieu l’agrée — et `Alî— que Dieu l’agrée — se marièrent donc probablement au début de l’an 2 de l’Hégire. Elle avait environ 19 ans à ce moment, et `Alî— que Dieu l’agrée — en avait environ 21. Le Prophète — paix et bénédictions sur lui — lui-même dirigea la cérémonie du mariage. Pour le "Walîmah", on servit aux invités des dattes, des figues et une mixture de dattes et de beurre gras appelé hais. Un membre dirigeant des Ansars offrit un bélier et d’autres firent des dons de céréales. Tout Madinah se réjouit.

Pour son mariage, on rapporte que le Prophète — paix et bénédictions sur lui — offrit à Fâtimah — que Dieu l’agrée — et à `Alî— que Dieu l’agrée — un lit de bois entrelacé de feuilles de palmes, une couverture de lit en velours, un coussin en cuir rempli de fibres de palmes, une peau de mouton, une marmite, une outre en peau et une meule manuelle pour moudre le grain.

Fâtimah — que Dieu l’agrée — quitta pour la première fois la maison de son bien-aimé père pour vivre avec son mari. Le Prophète — paix et bénédictions sur lui — était clairement inquiet à son sujet et envoya Barakah avec elle au cas où elle aurait besoin d’aide. Aucun doute que Barakah était source de réconfort et de consolation pour elle. Le Prophète — paix et bénédictions sur lui — pria pour elle :

’O Allah, bénit les tous deux, bénit leur maison et bénit leur descendance’. Dans l’humble demeure d’Ali — que Dieu l’agrée — il y avait seulement une peau de mouton en guise de lit. Le matin qui suivit la nuit de noces, le Prophète — paix et bénédictions sur lui — vint chez `Alî— que Dieu l’agrée — et toqua à la porte. Barakah sortit et le Prophète — paix et bénédictions sur lui — lui dit : ’ O Umm Ayman ? Appelle mon frère pour moi’
’Ton frère ? C’est celui à qui tu as marié ta fille ?’ demanda Barakah de façon quelque peu dubitative comme si elle se demandait : ’Pourquoi le Prophète — paix et bénédictions sur lui — appelle `Alî— que Dieu l’agrée — son frère ?’
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