Fatima Zahra 2 (suite)

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Fatima Zahra 2 (suite)

Message par Abu Luqman le Dim 3 Fév - 13:11

Il faisait référence à `Alî— que Dieu l’agrée — comme son frère seulement parce que faisant partie des musulmans qui se joignirent à la fraternité après l’hijrah, le Prophète — paix et bénédictions sur lui — et `Alî— que Dieu l’agrée — était donc liés comme des frères.

Le Prophète — paix et bénédictions sur lui — répéta ce qu’il venait de dire à plus haute voix. `Alî— que Dieu l’agrée — vint et le Prophète — paix et bénédictions sur lui — fit une du’a, invoquant les bénédictions de Dieu sur lui. Puis il demanda Fâtimah — que Dieu l’agrée —. Elle arriva se faisant presque toute petite, dans un mélange de respect et de timidité et le Prophète — paix et bénédictions sur lui — lui dit :

"Je t’ai marié à la personne de ma famille qui m’est le plus cher", de cette façon il cherchait à la rassurer. Elle ne commençait pas à vivre avec un parfait étranger mais avec quelqu’un qui avait grandi dans la même famille, qui était l’un des premiers à être devenu musulman à un jeune âge, qui était connu pour son courage, sa bravoure et sa moralité, et que le Prophète — paix et bénédictions sur lui — décrivait comme ’son frère dans ce monde et dans l’au-delà’.

La vie de Fâtimah — que Dieu l’agrée — avec `Alî— que Dieu l’agrée — fut aussi simple et sobre qu’elle l’avait été chez son père. En fait, en ce qui concerne le confort matériel, c’était une vie de difficultés et de privations. Durant leur vie commune, `Alî— que Dieu l’agrée — resta pauvre car il n’attachait que peu d’importance aux richesses matérielles.

Fâtimah — que Dieu l’agrée — était la seule parmi ses sœurs à ne pas avoir épouser un homme riche.

En fait, on pourrait dire que la vie de Fâtimah — que Dieu l’agrée — avec `Alî— que Dieu l’agrée — était même plus rigoureuse que celle qu’elle eut chez son père. Au moins, avant le mariage, il y avait toujours dans la famille du Prophète — paix et bénédictions sur lui — une quantité de mains prêtes à aider. Mais maintenant elle devait faire face seule, de fait. Pour soulager leur pauvreté extrême, `Alî— que Dieu l’agrée — travaillait comme peintre et porteur d’eau et elle comme broyeuse de céréales. Un jour elle dit à `Alî— que Dieu l’agrée — :

"J’ai moulu jusqu’à ce que mes mains se couvrent de cloques.
— J’ai puisé de l’eau jusqu’à en avoir mal à la poitrine," répliqua `Alî— que Dieu l’agrée —. Celui-ci suggéra à Fâtimah — que Dieu l’agrée — : "Dieu a donné à ton père quelques prisonniers de guerre, va lui demander de te donner un esclave".

A contrecœur, elle alla chez le Prophète — paix et bénédictions sur lui — qui lui dit : "qu’est-ce qui t’amène ici, ma petite fille ?

Je suis venue te donner le Salam," dit-elle de peur qu’il ne puisse lui donner ce qu’elle avait l’intention de demander.

"Que faisais-tu ? demanda `Alî— que Dieu l’agrée — lorsqu’elle repartit seule.
— J’avais honte de lui demander, dit-elle. Alors tous deux vinrent ensemble mais le Prophète — paix et bénédictions sur lui — sentit qu’ils étaient moins dans le besoin que d’autres.
— Je ne vais pas vous le donner, dit-il, et laisser les Ahl as-Suffah (pauvres musulmans restés dans la mosquée) tourmentés par la faim. Je n’ai pas assez pour leur nourriture...".

Ali — que Dieu l’agrée — et Fâtimah — que Dieu l’agrée — rentrèrent chez eux, et se sentirent quelque peu découragés mais cette nuit, après qu’ils soient allés se coucher, ils entendirent la voix du Prophète — paix et bénédictions sur lui — leur demandant la permission d’entrer. Pour l’accueillir, ils se levèrent, mais le Prophète — paix et bénédictions sur lui — leur dit :

’Restez où vous êtes’ et il s’assit à côté d’eux ’Ne vous indiquerais-je pas quelque chose de meilleur que ce que vous êtes venus me demander ?’ demanda-t-il et ils lui dirent ’Si’, il dit : ’Les mots que Jibril m’a enseignés, que vous pouvez dire : ’Subhaan Allah’ dix fois après la prière, et dix fois "AI hamdu lillah’ et dix fois "Allahu Akbar". Et ceci, avant de dormir, il faut que vous le disiez 33 fois chacun.

Ali — que Dieu l’agrée — dit plus tard : ’je n’ai jamais manqué de le faire depuis que le Messager de Dieu — paix et bénédictions sur lui — nous l’a enseigné’

Il existe plusieurs récits sur les temps durs et difficiles auxquels Fâtimah — que Dieu l’agrée — a du faire face. Il n’y avait souvent aucune nourriture chez elle. Une fois, le Prophète — paix et bénédictions sur lui — était affamé. Il alla de l’un à l’autre des appartements de ses femmes mais il n’y avait pas de nourriture. Il alla alors chez Fâtimah — que Dieu l’agrée —, et elle n’avait pas non plus de nourriture. Quand il trouva en fin de compte de la nourriture, il envoya deux miches de pain et un morceau de viande à Fâtimah — que Dieu l’agrée —. Une autre fois il alla chez Abû Ayyub al-Ansari et de la nourriture qui lui fut donnée, il en garda pour elle. Fâtimah — que Dieu l’agrée — savait aussi quand le Prophète — paix et bénédictions sur lui — n’avait pas de nourriture pendant de longues périodes, et en retour elle lui en apportait quand elle le pouvait. Une fois, elle lui donna un morceau de pain d’orge, et il lui dit ’c’est la première nourriture que ton père a mangée depuis trois jours’.

Par ces actes de bonté, elle montrait combien elle aimait son père et il l’aimait vraiment en retour.

Un jour, il revenait d’un voyage hors de Madinah. Il se rendit d’abord à la mosquée et pria deux ra’kats comme de coutume. Puis, comme il le faisait souvent, il se rendit chez Fâtimah — que Dieu l’agrée — avant d’aller chez ses femmes. Fâtimah — que Dieu l’agrée — l’accueillit et embrassa son visage, sa bouche et ses yeux et pleura.
’Pourquoi pleures-tu ?’ demanda le Prophète — paix et bénédictions sur lui —.
’Je te vois, O Rasul Allah, ton teint est pâle et jaune et tes habits sont devenus usés et élimés.’ ’O Fâtimah — que Dieu l’agrée —’ répondit le Prophète — paix et bénédictions sur lui — tendrement ’Ne pleure pas car Allah a envoyé ton père avec une mission qui touchera chaque maison sur la surface de la terre, que ce soit dans les villes, les villages ou les campements du désert apportant soit la gloire soit l’humiliation jusqu’à ce que cette mission soit accomplie avant que la nuit ne tombe inévitablement.’

Avec de telles observations, Fâtimah — que Dieu l’agrée — était souvent amenée de la dure réalité de la vie quotidienne à un aperçu des perspectives immenses et de grande portée ouvertes par la mission dont était investi son noble père.

Fâtimah — que Dieu l’agrée — retourna par la suite vivre dans une maison proche de celle du Prophète — paix et bénédictions sur lui —. L’endroit fut offert par un Ansari qui savait que le Prophète — paix et bénédictions sur lui — se réjouirait d’avoir sa fille comme voisine. Tous les deux partageaient le quotidien mouvementé de la vie à Médine, aussi bien dans la joie et la réussite que dans la peine et la difficulté.

Au milieu de la seconde année suivant la Hijrah sa sœur Ruqayyah tomba malade : Elle fut prise par la fièvre et la rougeole. Ce fut peu de temps avant la bataille de Badr. Uthman — que Dieu l’agrée —, son mari, resta à ses côtés et manqua la bataille. Ruqayyah mourut juste avant le retour de son père. De retour à Medinah, un des premières choses qu’il fit fut de se rendre sur sa tombe.

Fâtimah — que Dieu l’agrée — y alla avec lui. C’était la première perte qu’ils subirent au sein de leur proche famille depuis la mort de Khadîjah — que Dieu l’agrée —. Fâtimah — que Dieu l’agrée — fut énormément touchée par la mort de sa sœur. Les larmes coulèrent de ses yeux dès qu’elle s’assit à côté de son père sur le bord de la tombe, et il la consola et chercha à sécher ses larmes avec le coin de son manteau.

Le Prophète — paix et bénédictions sur lui — avait auparavant parlé des lamentations de la mort, mais cela avait amené un malentendu et quand il revinrent du cimetière, la voix d’Umar — que Dieu l’agrée — en colère fut entendue, contre les femmes qui pleuraient pour les martyrs de Badr et pour Ruqayyah. ’Umar laisse-les pleurer’ dit le Prophète Muhammad — paix et bénédictions sur lui — et il ajouta : ’Ce qui vient du cœur et des yeux, cela vient d’Allah et de sa miséricorde, mais ce qui vient des mains et de la langue, cela vient de Satan’ — par "les mains", il faisait allusion au fait de se frapper la poitrine et de se gifler les joues et par "la langue", aux cris en cœur lancés par les femmes, comme une marque publique de sympathie.

Uthman — que Dieu l’agrée — épousa plus tard l’autre fille du Prophète — paix et bénédictions sur lui —, Umm Kulthum (radhia Allâhou anha), et de ce fait devint le Dhu-n Nurayn : l’homme aux deux lumières.

La perte dont souffrit la famille avec la mort de Ruqayyah (radhia Allâhou anha) fut suivie par la joie quand, au grand plaisir de tous les croyants, Fâtimah — que Dieu l’agrée — donna naissance à un garçon au mois de Ramadan de la troisième année après l’hégire. Le Prophète — paix et bénédictions sur lui — prononça l’adhan dans l’oreille du nouveau-né et l’appela Al-Hasan, ce qui signifie le beau.

Un an plus tard elle donna naissance à un autre garçon, qui fut appelé Al-Husayn, ce qui signifie le petit Hassan ou ’le petit beau’. Fâtimah — que Dieu l’agrée — emmenait souvent ses deux fils voir leur grand-père qui les aimait excessivement. Plus tard il les emmenait à la Mosquée et ils grimpaient sur son dos quand il se prosternait. Il fit de même avec sa petite-fille, Umamah, la fille de Zaynab.

Huit ans après l’hégire, Fâtimah — que Dieu l’agrée — donna naissance à un troisième enfant, une fille qu’elle nomma comme sa sœur aînée Zaynab, qui était décédée peu avant sa naissance. Cette Zaynab grandit et fut l’héroïne de Karbala. Le quatrième enfant de Fâtimah — que Dieu l’agrée — naquit l’année d’ensuite. L’enfant était aussi une fille et elle l’appela Umm Kulthum comme sa sœur qui mourut l’année précédente d’une maladie. Ce fut seulement par la progéniture de Fâtimah — que Dieu l’agrée — que la descendance du Prophète — paix et bénédictions sur lui — fut perpétuée. Tous les enfants mâles du Prophète — paix et bénédictions sur lui — étaient morts en bas âge et les deux enfants de Zaynab — que Dieu l’agrée —, `Alîet Umamah, moururent jeunes. L’enfant de Ruqayyah, Abdullah, mourut aussi alors qu’il n’avait pas deux ans. Cela était une raison supplémentaire à l’admiration accordée par le Prophète — paix et bénédictions sur lui — pour Fâtimah — que Dieu l’agrée —.

Bien que Fâtimah — que Dieu l’agrée — était souvent occupée avec les grossesses, les naissances, et l’éducation des enfants, elle prenait part autant qu’il lui était possible aux affaires de la communauté musulmane grandissante de Madinah.

Avant son mariage elle était une sorte d’hôtesse pour les pauvres et les démunis d’Ahl as-Suffah. Dès la fin de la bataille d’Uhud, elle vint avec d’autres femmes sur le champ de bataille, pleura les martyrs morts et prit le temps de panser les blessures de son père. Au coirs de la bataille des tranchées, elle joua un rôle majeur de soutien avec d’autres femmes en préparant à manger durant le long et difficile siège. Dans son camp, elle menait la prière des femmes musulmanes et à cet endroit on construisit une mosquée appelée Masjid Fâtimah, une des sept mosquées où les musulmans étaient de garde et accomplissaient leurs adorations.

Fâtimah — que Dieu l’agrée — accompagna aussi le Prophète — paix et bénédictions sur lui — quand il fit la Umrah au cours de la 6ème année de l’Hégire, après le traité d’Hudaybiyyah. L’année qui suivit, elle et sa sœur Umm Kulthum furent parmi la foule nombreuse de musulmans qui participèrent avec le Prophète — paix et bénédictions sur lui — à la libération de Makkah. On rapporte qu’en cette occasion, Fâtimah — que Dieu l’agrée — et Umm Kulthum — que Dieu l’agrée — visitèrent la maison de leur mère Khadîjah — que Dieu l’agrée —, se rappelèrent les souvenirs de leur enfance et de leur jihad, des longs combats dans les 1ères années de mission du Prophète — paix et bénédictions sur lui —.

Au cours de Ramadan de la 10ème année, juste avant qu’il n’accomplisse son pèlerinage d’adieu, le Prophète — paix et bénédictions sur lui — confia à Fâtimah — que Dieu l’agrée — un secret révélé à personne jusqu’alors :
’Jibril me récitait le Quran et je le lui récitais une fois par an, mais cette année il l’a récité avec moi deux fois. Je suis bien forcé de croire que mon temps est venu.’

De retour de son pèlerinage d’adieu, le Prophète — paix et bénédictions sur lui — tomba gravement malade. Il passa ses derniers jours dans l’appartement de sa femme Aishah — que Dieu l’agrée —. Quand Fâtimah — que Dieu l’agrée — venait lui rendre visite, Aishah (radhia Allâhou anha) laissait le père et sa fille seuls ensemble.

Un jour il appela Fâtimah — que Dieu l’agrée —... quand elle vint il l’embrassa et murmura quelques mots dans son oreille. Elle pleura. Alors il murmura à nouveau dans son oreille et elle sourit. Aishah (radhia Allâhou anha) vit cela et demanda : ’tu pleures et tu ris en même temps Fâtimah — que Dieu l’agrée — ? Que t’a dit le Messager de Dieu — paix et bénédictions sur lui — ?’

’Il me dit d’abord qu’il allait rencontrer son Seigneur dans un court instant et j’ai pleuré.’ Il me dit alors : ’Ne pleure pas tu seras la 1ère de ma maison à me rejoindre et là j’ai souris.’

Peu de temps après, le Noble Prophète — paix et bénédictions sur lui — décéda. Fâtimah — que Dieu l’agrée — était frappée de chagrin et on la vit souvent pleurer abondamment. Un des compagnons nota qu’il ne vit plus Fâtimah — que Dieu l’agrée — rire après la mort de son père.

Un matin, tôt, au cours du mois de Ramadan, 5 mois seulement après la mort du Prophète — paix et bénédictions sur lui —, Fâtimah — que Dieu l’agrée — se réveilla semblant exceptionnellement heureuse et pleine de gaieté. L’après-midi, on rapporte qu’elle appela Salma bint Umays — que Dieu l’agrée — qui veillait sur elle. Elle demanda de l’eau et prit un bain. Elle mit alors de nouveaux habits et se parfuma. Elle demanda ensuite à Salma de mettre son lit dans la cour de la maison. Le visage tourné vers le ciel au-dessus, elle demanda son mari `Alî— qu’Allâh l’agrée et honore sa face.

Il fut surpris de la voir étendue au milieu de la cour et lui demanda ce qui n’allait pas. Elle sourit et dit : ’j’ai rendez-vous aujourd’hui avec le Messager de Dieu — paix et bénédictions sur lui —.’

Ali — qu’Allâh l’agrée et honore sa face — pleura et elle essaya de le consoler. Elle lui dit de prendre soin de ses fils Al-Hasan et Al-Husayn et demanda à être enterrée sans cérémonie. Elle fixa à nouveau le ciel, puis ferma les yeux et rendit l’âme.

Fâtimah — qu’Allâh l’agrée — la resplendissante n’avait que 29 ans.
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Re: Fatima Zahra 2 (suite)

Message par achiqatlmadina le Dim 3 Fév - 18:46

assalamu'alikum warahmatu lah wabarakatuh

barak lahu fik,, tres important comme sujet et rappel,

Le Prophète a déclaré : « Fâtima est la reine des femmes habitant le Paradis. » [ Rapporté par Al Boukhari ]

C'est l'épouse d'Abû Bakr et son mari Ali , qui firent la toilette mortuaire de Fâtima [qu'Allah soit satisfait d'elle] , puis elle fut enterrée, comme elle l'avait demandé, la nuit même de sa mort dans le cimetière des femmes à Médine.
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Re: Fatima Zahra 2 (suite)

Message par achiqatlmadina le Dim 3 Fév - 20:09

ça fais tres longtemps que je cherchaient cette poeme que ali (radya lah 'anh) a fais à Fâtima [qu'Allah soit satisfait d'elle]

رأى سيدنا علي بن أبى طالب كرم الله وجهه سيدتنا فاطمة رضي الله عنها تتسوك فغار من السواك وقال

حضيت يا عود الأراك بثغرها ****** أما خشيت ياعود الأراك أراك
لو كنت من أهل القتال قتلتك ****** ما فاز بها يا سواك سواك




و في يوم آخر نزلت ذبابة على كتفها

فوضع يده على كتفها و قال :

لو أدريه ذكرا لقطعته بسيفي
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