suite de sujet les limites d'une relation sexuelle d'un coup

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suite de sujet les limites d'une relation sexuelle d'un coup

Message par achiqatlmadina le Mar 25 Déc - 1:44

Il faut également rappeler que les sources musulmanes enseignent que la satisfaction sur le plan intime n'est pas seulement un des droits du mari, mais également un des droits de l'épouse (Tahrîr ul-mar'a, tome 6 pp. 232-233, où est cité le propos de Ibn Taymiyya sur le sujet). Ici, il faut souligner qu'il ne faut pas négliger les préliminaires (at-tajammul et al-mudâ'aba) avant les relations intimes (cf. Zâd ul-Ma'âd, Ibn ul-Qayyim, tome 4 p. 253). Or, ce point doit faire l'objet d'une attention toute particulière de la part du mari, car l'homme et la femme ne vivent pas leur sexualité de la même manière. L'homme considère que les préliminaires sont quelque chose à faire le plus rapidement possible pour passer ensuite à ce que lui considère être l'essentiel. Alors que pour la femme, tout est essentiel, et surtout les préliminaires. Bien plus que cela, la femme, pour pouvoir se donner à son mari, doit faire l'objet de l'attention et de la gentillesse de celui-ci toute la journée. Si le mari estime pouvoir avoir une relation intime avec sa femme malgré le fait qu'il la délaisse tout le temps, il se trompe lourdement. En fait, alors que pour l'homme, la sexualité est beaucoup plus physique, la femme ne peut se donner à son mari que si elle se sent bien avec lui, si elle s'estime en sécurité auprès de lui, si elle y est prête psychologiquement. Le mari doit donc s'efforcer de tenir compte de ce point important.

Toujours en ce qui concerne les principes, nous aimerions également rappeler que le Prophète (sur lui la paix) a recommandé qu'on prononce le Nom de Dieu avant les relations intimes ("Bismillâh, allâhumma jannib'na-sh-shaytâna wa jannib-ish-shaytâna mâ razaqtanâ") (rapporté par al-Bukhârî et Muslim). Ce fait de prononcer, avant tout acte de bien, le Nom de Dieu (par la formule bien connue "En prenant le Nom de Dieu") permet entre autres de se rappeler qu'Il est Présent et d'acquérir la bénédiction liée à Son Nom (puisqu'en islam, il n'y a pas de prêtre qui accorderait la bénédiction au nom de Dieu).

Il faut aussi rappeler que le Prophète a déclaré qu'après des relations intimes, le bain complet (ghusl) est obligatoire sur les deux partenaires avant qu'ils puissent faire une prière (salât) (les Hadîths sont bien connus à ce sujet).

Enfin, le Prophète a interdit que les époux racontent à d'autres personnes des détails de ce qui se passe pendant leurs relations intimes (voir à ce sujet le Hadîth rapporté par Muslim, n° 1437, celui rapporté par Abû Dâoûd, n° 2174, et celui rapporté par Ahmad, n° 26301).

Comment ne pas finir cet article par le rappel que Dieu lui-même a fait dans le Coran ? Rappel qui repose sur l'idée que si l'instinct sexuel est normal et que si les époux peuvent et doivent vivre une sexualité épanouie (comme ils le veulent tant qu'ils ne transgressent pas une limite fixée par les sources musulmanes), ils ne doivent pas oublier les autres aspects de leur être, et notamment le fait qu'ils doivent aussi vivre une spiritualité épanouie, et pour cela pratiquer les actes du culte de Dieu (salât, etc.), développer en eux l'amour pour Dieu, la perfection dans l'adoration (al-ihsân) et la perfection dans le monothéisme (at-tawhîd al-kâmil). Et qu'ils doivent également œuvrer, par l'invitation (da'wa) et l'action, pour la réalisation d'un monde plus humain, d'une société plus juste et plus fraternelle. En un mot, le fait de pratiquer ce qui est acte de bien et est cause de plaisir ne doit pas engendrer l'insouciance par rapport à ce qui est acte de bien et qui constitue un devoir... Ce rappel, Dieu l'a fait ainsi : immédiatement après avoir déclaré aux humains que les relations intimes pouvaient être faites "comme vous voulez", Il leur dit : "Et préparez pour vous-mêmes. Et craignez Dieu, et sachez que vous le rencontrerez. Et donne la bonne nouvelle aux croyants" (Coran 2/223).
La solution pour pouvoir se réaliser dans des domaines aussi multiples est de faire sien cet enseignement du Prophète (sur lui la paix) : "Un temps et un temps" (rapporté par Muslim, n° 2850). "Un temps" pour les choses de la vie (al-'âdât), vécues d'une part selon les formes que l'on veut mais en respectant les principes enseignés par le Prophète, et d'autre part avec la prononciation du Nom de Dieu et des invocations de circonstances enseignées par le Prophète. "Et un temps" pour les choses purement cultuelles (al-'ibâdât), pratiquées d'une part en respectant les principes enseignés par le Prophète autant qu'en se tenant aux formes qu'il a pratiquées, et d'autre part avec le maximum de présence du coeur. Le tout forme le culte de Dieu ('ibâda).

Wallâhu A'lam
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