rappellons nous la mort

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

rappellons nous la mort

Message par Invité le Ven 4 Jan - 21:20

Bissmillahi ar-Rahmani ar-Rahim

inna lillahi wa inna ilaihi raji'oun
certes nous appartenons a Allah et certes nous Lui ferons retour


Zayn Al-‘Abidîn ‘Ali ibn Al-Hussayn ibn ‘Ali ibn Abi Talib rahimahumullah a dit dans son poème intitulé : « Laysa al-gharîb » (le petit fils du prophète 'alaihi sallat wa sallam)


L’étranger n’est pas l’étranger du Cham ou du Yémen * L’étranger est plutôt l’étranger de la tombe et du linceul

Certes l’étranger a un droit pour son étrangeté * Sur les résidents des villes et des demeures

Ne repousse pas un étranger pour son étrangeté * Le temps le repousse déjà par l’humiliation et les épreuves

Mon voyage est long et mes provisions ne me permettront pas d’atteindre ma destination * Mes forces faiblissent et la mort me demande

Et j’ai encore des péchés que je ne connais pas * Allah les connaît, qu’ils soient secrets ou publics


Comme Allah est clément envers moi de m’impartir un délai * Et certes, j’ai persisté dans mon péché et Il me protège


Les heures de mes jours passent sans regrets * Sans pleurs, ni peur, ni tristesse

Je suis celui qui ferme les portes en persistant * Dans la désobéissance et l’œil d’Allah me regarde


Ô erreurs écrites dans l’insouciance désormais envolée * Ô regrets qui restent dans le cœur qui me consume

Laisse-moi me lamenter sur moi-même et regretter * Je passe mon temps dans le rappel et la tristesse

Cesse tes reproches, toi qui me critiques * Si tu connaissais vraiment ma situation tu me trouverais des excuses

Laisse-moi verser des larmes sans fin * Peut être que l'une d'elles me délivrera

Comme si je gisais parmi ces gens, * Sur le lit, et que leurs mains me retournent

Et se sont réunis autour de moi celui qui se lamente * Qui pleure sur moi, qui annonce mon décès et celui qui gémit

Ils sont venus avec un médecin pour me soigner * Et je ne pense pas que la médecine me profitera aujourd’hui


Mon agonie s’intensifie et la mort m’entraîne * De chaque veine, sans douceur et sans bonté

On a retiré mon âme dans son dernier souffle * Et ma salive est devenue amère dans mon dernier râle


Ils m’ont fermé les yeux et sont tous partis * Après le désespoir, ils ont fait l’effort d’acheter le linceul

Le meilleur d’entre eux s’est levé avec empressement * Vers le laveur des morts afin de me laver

Et il a dit ô gens ! Nous voulons un laveur adroit * Libre, sagace, intelligent, connaisseur, perspicace


Un homme parmi eux est venu et m’a dépouillé * De mes vêtements, m’a mis à nu et m’a laissé

Ils m’ont allongé sur les feuilles * Et au-dessus de moi, le murmure de l’eau qui me lave


Il versa de l’eau sur moi et me lava * Par trois fois, puis demanda aux gens qu’on lui apporte le linceul

Ils m’ont habillé d’un vêtement sans manche * Et lorsqu’il m’a embaumé, je n’avais plus que cela pour moi


Ils m’ont sorti de ce bas-monde – désolé * D’être parti sans provisions qui me permettent d’atteindre ma destination


M’ont porté sur leurs épaules quatre * Parmi les hommes et derrière moi le convoi funéraire

Ils m’ont amené au mihrab et se sont mis * Derrière l’imam qui a prié puis m’a fait ses adieux

Ils ont accompli sur moi une prière sans ruku’ * Ni sujud, en espérant qu’Allah me fera miséricorde

Ils m’ont descendu doucement dans ma tombe * Et l’un d’entre eux s’est avancé pour m’y déposer

Il a dévoilé mon visage pour me voir * Et les larmes coulèrent de ses yeux et me noyèrent


Puis se leva avec respect et résolution * Et aligna les briques au-dessus de moi et me laissa

Et il dit : couvrez-le de terre et profitez * De la meilleure récompense du Miséricordieux qui possède tous les bienfaits

Dans les ténèbres de la tombe, pas de mère * Ni de père tendre, ni de frère qui me tienne compagnie

J’ai été effrayé par ce que mon œil a vu * De l’horreur de ce qui m’arrivait


De ce que je vais dire à Mounkir et Nakir * Certes cela m a terrifié et épouvanté


Ils m’assoirent et s’acharnèrent dans leur interrogation * Je n’ai personne d’autre que Toi, mon Dieu, qui puisse me libérer

Accorde-moi un pardon de Toi, ô! mon espoir * Je suis ligoté par le péché, endetté


En revenant, les proches se sont partagés mes biens * Mon fardeau est posé sur mon dos et pèse sur moi

Mon épouse a pris un autre mari à ma place * Et lui a donné le contrôle des biens et de la maison


Elle a fait de mon fils un esclave afin qu’il la serve * Et mes biens leur ont été donnés sans contre-partie


Ne sois donc pas trompé par la vie d’ici-bas et sa parure * Et regarde ce qu’elle fait à la famille et au foyer


Regarde celui qui veut tout de ce bas-monde * Ne le quitte-t-il pas avec son seul baume et un linceul ?


Prends ce qui te suffit de cette vie et contente-toi de cela * Même si tu n’as pour toi que la santé

Ô toi qui sème le bien ! Récoltes-en les fruits * Ô toi qui sème le mal ! Tu ne reposes sur rien

Ô âme ! Arrête la désobéissance et tire profit * D’une bonne oeuvre en espérant qu’Allah me fera miséricorde

Ô âme ! Malheur à toi, repends toi et fait une bonne oeuvre * Afin que tu sois récompensée après la mort par un bien

Et que les prières soient sur notre maître * Sur tout ce que l’éclair illumine au Cham et au Yémen

Et la louange est à Allah qui nous fait atteindre le soir et le matin * Dans le bien, le pardon, la bienfaisance et les faveurs.



je vous laisse le liens et vous conseil de l'écouter
http://www.salafs.com/modules/news/article.php?storyid=10017&keywords=laysa

qu' Allah nous fasse miséricorde.

Invité
Invité


Revenir en haut Aller en bas

Re: rappellons nous la mort

Message par Invité le Sam 5 Jan - 1:54

L'âme est prise pendant le sommeil

Dieu (le Très-Haut) a dit : {Dieu prend les âmes au moment de leur mort, ainsi que l'âme qui n'est pas morte, lors de son sommeil ; Il retient alors celle à propos de qui Il a décrété la mort et renvoie l'autre jusqu'à un terme fixé. Il y a certainement là des preuves pour les gens qui réfléchissent} (39/42)



La possibilité que des âmes se rencontrent

Quand le Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) émigra à Médine, At-Tufayl et un autre homme de son peuple, tous deux musulmans, y émigrèrent eux aussi. Ils supportèrent cependant mal le climat de Médine. L'homme tomba malade. Affolé, il prit des pointes coupantes et s'ouvrit les jointures des doigts, ce qui causa une hémorragie dont il mourut. Quelque temps après, At-Tufayl le vit en rêve et vit qu'il avait une apparence agréable mais qu'il avait les mains bandées. At-Tufayl lui dit : "Qu'est-ce que Dieu a décidé à ton sujet ?
- Il m'a accordé Son pardon à cause du fait que j'avais émigré vers Son Prophète.
- Comment se fait-il que je voie tes mains bandées ?
- Il m'a été dit : "Nous n'allons pas restaurer chez toi ce que toi-même tu as gâché"". Ce rêve, At-Tufayl partit le raconter au Prophète. Celui-ci fit alors l'invocation suivante : "Ô Dieu, pardonne à ses mains aussi". (Mouslim n°116)



Lors de la mort, l'âme se sépare du corps puis revient après l'enterrement

Le Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) a dit : "A la mort de l'homme, son âme quitte son corps l'âme est alors emmenée par des anges qui la conduisent et l'élèvent dans les cieux; l'âme du croaynt est alors emmenée jusqu'au ciel le plus élevé, Dieu dit d'écrire le nom de la personne de bien dans le registre des 'Illiyyîn, puis dit de retourner l'âme vers la terre, car c'est d'elle qu'Il a créé l'homme, à elle qu'Il la fait retourner et d'elle qu'Il le fera revenir". (Ahmad n°17803 en totalité, Mouslim n°2872, Abou Dâoûd n°4753, Ibn Mâja n°4262 en partie)

L'âme est alors ramenée au corps (Abou Dâoûd n°4753, Ahmad n°17803) [juste après l'enterrement de celui-ci (Ar-Rûh, p. 97)]



Le châtiment de la tombe concerne le corps et l'âme :

Ibn Hazm (رحمه الله) a dit : "Le jour du jugement, l'homme sera bien ressuscité corps et âme et ce sera ainsi qu'il ira au Paradis ou en enfer, en revanche dans le "monde d'après la mort", le corps ne ressent plus rien, et l'âme étant ce qui, de l'homme, survit, c'est elle seule qui ressent les délices ou les tourments de ce monde intermédiare".

Ibn Taymiyah (رحمه الله) a dit : "Le dormeur peut au cours de son sommeil éprouver physiquement du plaisir ou de la douleur. Il peut même lui arriver [dans le cadre d'un rêve] d'être frappé au point qu'au matin, il ressente de la douleur. Il peut encore rêver dans son sommeil qu'on lui offre une nourriture agréable et se retrouve au matin avec la saveur dans la bouche. Cela existe. Le dormeur peut éprouver des délices et un châtiment qui touchent aussi bien son âme que son corps sans que celui qui se trouve à ses côtés s'en rende compte. Il arrive même que le dormeur crie en raison de l'intensité de la douleur ou du cauchemar qui l'envahissent de sorte qu'une personne éveillée l'entend. Il peut aussi réciter le Coran ou des "dhîkr" ou prononcer une réponse de façon à se faire entendre par les personnes éveillées tout en dormant les yeux bien fermés… Si on lui parlait dans cet état, il n'entendrait pas.

Comment alors nier l'état de l'enterré dont le Messager dit qu'il entend le bruit produit par leurs [ceux qui viennent de l'enterrer] sandales au contact du sol » et ses propos "vous ne m'entendez pas mieux qu'eux ?" Le cœur ressemble à la tombe [al-qabr].
C'est pourquoi quand il [le Prophète] manqua la prière d'al-asr lors du siège de la Fosse, il dit : "Puisse Dieu remplir leurs ventres et leurs tombes de feu". Selon une autre version : "leurs cœurs et leurs tombes de feu". Dieu les distingua dans sa parole : {Et pour l' amour des richesses il est certes ardent. Ne sait-il donc pas que lorsque ce qui est dans les tombes sera bouleversé} (100/ 8-9).
Ceci est un rapprochement visant à confirmer la possibilité de cela [le châtiment dans la tombe].

Il n'est pas permis de dire que ce que le mort éprouve en fait de délices ou de châtiment et identique à ce que ressent le rêveur. Bien au contraire, les délices et le châtiment dans la tombe sont beaucoup plus parfaits et ils sont réels. On ne fait cette comparaison que pour expliquer la possibilité de cela à celui qui dit que le mort ne se remue pas dans sa tombe et le sol ne change pas...
Cette question est largement développée et il serait trop long de l'aborder ici exhaustivement.
Dieu le sait mieux". (Madjmu' al-Fatâwa 4/142-143)

Ibn Qayyim al-Djawziyya (رحمه الله) a dit : SHeikh al-Islâm [Ibn Taymiyyah] a été interrogé sur cette question et il répondit : "Le châtiment ['adhâb] et les délices [na'îm] s'appliquent à l'âme et au corps à la fois selon l'avis unanime de la communauté des Sunnites [Ahl us-sunnah wal-djamâ'a]; l'âme est tantôt séparément plongée dans les délices ou le châtiment tantôt elle est revêtue du corps. Dans ce dernier cas, le châtiment ou les délices sont ressentis par les deux ensemble comme ils peuvent être ressentis par l'âme toute seule (…) La doctrine des ancêtres de la communauté [madhab as-Salaf al-Umma] et ses guides. Elle enseigne qu'après la mort on sera plongé soit dans des délices [na'îm], soit dans le châtiment ['adhab] et que cela est ressenti par l'âme [roûh] et le corps et que l'âme, une fois séparée du corps, plongera soit dans des délices soit dans le châtiment et qu'elle réintègre le corps parfois et lui fait partager délices et châtiment. Et puis, après la grande résurrection, les âmes réintégreront leurs corps et les morts sortirent de leurs tombes pour se présenter au Maître des Univers [rabbî al-'âlamîne]. La résurrection des corps est admise aussi bien par les Musulmans que par les Juifs et Chrétiens".
(Le livre de l'âme, p. 152 et 155)

Ibn Qayyim (رحمه الله) a dit : "Sache que la doctrine des anciens de la umma (as-Salaf salih) et de ses guides sont unanimes pour dire que le mort se trouve soit dans la joie, soit dans le tourment, et que cela s'applique aussi bien à l'âme qu'au corps. Après avoir quitté le corps, l'âme subit le châtiment ou goûte au bonheur éternel. Le corps et l'âme connaissent le même tourment ou jouissent de la même félicité. Quand viendra le Jour de la Résurrection, les âmes retrouveront leur corps et se lèveront de leur tombe en l'honneur du Maître des mondes. Le retour des corps (à leur état) fait l'unanimité des musulmans".
(Le livre de l'âme, p. 52)

Invité
Invité


Revenir en haut Aller en bas

la tombe

Message par Invité le Sam 5 Jan - 2:30

L'interrogatoire a lieu peu de temps après l'enterrement :

Selon 'Ali (رَضِيَ اللَّهُ عَنْهُ ) et Ibn Mas'ud (رَضِيَ اللَّهُ عَنْهُ ), l'Envoyé de Dieu ( صلى الله عليه و سلم), lorsqu'il avait fini d'enterrer un mort, s'est redressé et dit : "Demandez le pardon et l'affermissement pour votre frère dans son interrogatoire qu'il subit à cet instant".


Les trois questions de Mounkar et Nakîr :

Deux anges viennent dans la tombe, font s'asseoir la personne
(Al-Bukhârî et Muslim)

Selon Al-Bara Ibn Azib (رَضِيَ اللَّهُ عَنْهُ ), le Prophète ( صلى الله عليه و سلم) a dit : "Et puis son âme sera ramenée à son corps, et deux anges se présenteront à lui et le mettront debout et lui diront,
- "Qui est ton Maître"
- "Dieu est mon Maître"
- "Quelle est ta religion ?"
- "L'Islam est ma religion"
- "Qu'en est-il de cet homme qui vous a été envoyé ?"
- "Il est le Messager de Dieu ( صلى الله عليه و سلم)"
- "Comment l'avez-vous su ?"
- "J'ai lu le livre de Dieu et y ai adhéré et cru en lui"
Une clameur dira depuis le ciel : "Mon serviteur a dit vrai. Préparez-lui un lit et des vêtements au Paradis. Ouvrez-lui une porte débouchant sur le Paradis de sorte qu'il pourra en recevoir l'avant-goût et la fraîcheur. On lui élargira sa tombe l'espace d'une vue d'œil" [...]
Il (le Prophète ) poursuit : "c'est alors que l'âme du défunt sera ramenée à son corps et les anges l'interrogeront en ces termes :
- "Qui est ton Maître ?"
- "Eh bien, eh bien. Je ne sais pas"
- "Quelle est ta religion ?"
- "Eh bien eh bien. Je ne sais pas."
Une clameur dira depuis le ciel : préparez-lui un lit et des vêtements en enfer. Ouvrez-lui une porte débouchant sur l'enfer. Chaleur et vent brûlant lui viendront de là et sa tombe sera rétrécie de sorte que ses côtes se croiseront". (Abou Dawoud n°4753, Ahmad n°18063, jugé authentique par al-Albani dans Sahih al-Djami n°1676)

Abou Said al-Khoudri (رَضِيَ اللَّهُ عَنْهُ ) a dit : "J'ai assisté à un enterrement en compagnie du Messager de Dieu ( صلى الله عليه و سلم) et il a dit : "ô gens ! Les membres de cette Umma subiront une épreuve dans leurs tombes. Quand un homme est enterré et que ses compagnons l'ont quitté, un ange se présente à lui un marteau à la main et le met assis et lui dit :
- "que disais-tu de cet homme (Muhammad) ? Si le mort était croyant, il dirait :
- "j'atteste qu'il n'y a pas de divinité en dehors de Dieu et que Muhammad est Son esclave et Messager." Il lui dit :
- "Tu as dit vrai".
Et puis on lui ouvre une porte qui débouche sur l'enfer et lui dit : voilà la place que tu occuperais si tu n'avais pas cru en ton Maître. Maintenant que tu as cru en Lui, voici ta place au Paradis et on lui ouvre une porte qui débouche sur le Paradis. Il voudra se lever pour y aller, mais on lui dira : calme-toi. Et puis on élargira sa tombe. S'il est mécréant ou hypocrite l'ange lui dira :
- "que disais-tu de cet homme ?" Il dira
- "Je ne sais pas ; j'ai entendu les gens dire des choses …" L'ange lui dira :
- "Puisses-tu ne jamais rien savoir, ne rien lire et ne pas bénéficier de la guidance !"
Et puis on lui ouvrira une porte qui débouche sur le Paradis et lui dira : "voici la place que tu occuperais si tu avais cru en ton Maître. Maintenant que tu n'as pas cru en Lui, Dieu, le Puissant et Majestueux te l'a remplacé par celui-ci et on lui ouvrira une porte qui débouche sur l'enfer puis on lui assènera un coup de marteau qu'entendra toutes les créatures de Dieu, exception faite des hommes et des djinns…".
Certaines personnes dirent : "ô Messager de Dieu ! Personne ne voit un ange tenant un marteau à la main sans être paniqué"
Le Messager de Dieu (paix et bénédiction de Dieu sur lui) a récité : {Dieu raffermira ceux qui auront cru grâce à la parole stabilisante}.
(Ahmad n°10577, vérifié par al-Albani dans Tahqiq Kitab as-Sunna d'Ibn Assim n°865)


La recommandation de demander protection contre le châtiment de la tombe

Selon Aïcha (رضي الله عنها), l'épouse du Prophète ( صلى الله عليه و سلم), celui qui priait en ces termes : "Mon Seigneur ! Je sollicite Ta protection contre le châtiment de la tombe, contre la tentation de l'Antéchrist, contre les épreuves de la vie et contre les épreuves de la mort. Mon Seigneur ! Je sollicite Ta protection contre les péchés et les dettes". (Al-Boukhari n°798 et Mouslim n°589)

D'après 'Omar Ibn al-Khattab (رَضِيَ اللَّهُ عَنْهُ ), le Prophète ( صلى الله عليه و سلم) demandait refuge auprès de Dieu contre cinq choses : "la peur, l'avarice, le mal de l'âge avancé, les tourments de ce bas monde et les supplices".



Les tortures dans la tombe expient les péchés des musulmans pécheurs :

Ibn Taymiya (رحمه الله) a mentionné dix facteurs d'expiation parmi lesquels le châtiment dans la tombe. C'est dans ce sens qu'il dit : "ce qui arrive au croyant ici-bas et pendant le temps séparant la mort de la résurrection et après celle-ci en fait de douleurs résultant du châtiment constitue un moyen que Dieu utilise pour expier les péchés du croyant d'après ce qui a été rapporté de façon sûre dans les deux Sahih d'après le Prophète ( صلى الله عليه و سلم) en ces termes : "Toute fatigue ou tristesse ou préjudice, fût-il à cause de la piqûre d'une épine, représente (pour le musulman) un moyen par lequel Dieu expie ses péchés"".
(Madjmou' al Fatawa, 24/375)

Ibn Taymiya (رحمه الله) dit encore : "la huitième cause consiste dans l'épreuve et la terrifiante compression qui se passent dans la tombe car cela constitue un moyen d'expier les péchés". (Madjmou al-fatawa, 7/500)


Les bonnes et les mauvaises actions se transformeront en compagnon dans la tombe :

Selon Al-Bara Ibn Azib (رَضِيَ اللَّهُ عَنْهُ ), le Prophète ( صلى الله عليه و سلم) a dit en parlant du croyant : "Et un homme se présentera à lui pour lui dire ceci : "sois rassuré que ce jour est celui qui t'était promis".
- "Qui es-tu puisque ton visage présage du bien ? !"
- "Je suis ta bonne œuvre !"
- "Maître, fais venir l'Heure pour que je puisse rejoindre ma famille et mes biens". (Abou Dawoud n°4753, Ahmad n°18063, jugé authentique par al-Albani dans Sahih al-Djami n°1676)

Selon Al-Bara Ibn Azib (رَضِيَ اللَّهُ عَنْهُ ), le Prophète ( صلى الله عليه و سلم) a dit en parlant du mécréant : "Puis un homme au visage désagréable, aux vêtements désagréables et à l'odeur nauséabonde lui dira : "Sois assuré que ce jour est le mauvais jour qui t'était promis".
- "Qui es-tu puisque ton visage présage du mal ?"
- "Je suis ta mauvaise œuvre"
- "Maître, ne fais pas venir l'Heure".
(Abou Dawoud n°4753, Ahmad n°18063, jugé authentique par al-Albani dans Sahih al-Djami n°1676)

qu'Allah nous accordes Sa protection contre le chatiment de la tombe.

Invité
Invité


Revenir en haut Aller en bas

Re: rappellons nous la mort

Message par Abu Luqman le Sam 5 Jan - 13:24

As-salamu 3alaykoum wa rahmatullahi wa barakatuh,

BARAK ALLAHU FIKI !
Ceci est un rappel tres profitable, que je vais lire et relire insha Allah.

Allah 3azzawajjal dit dans un hadith qudsi :

« Ô Fils d Adam ! Je M'étonne de celui qui est certain de la mort comment peut-il se réjouir ?
Je M'étonne de celui qui est certain de la tombe comment peut-il sourire ?
Je M'étonne de celui qui est certain de la vie future comment peut-il se reposer ?
Je M'étonne de celui qui est cerlain du caractère éphémère du bas-monde comment peut-il s'y fier !
Je M'étonne de celui qui a la langue savante mais le coeur ignorant !
Je M'étonne de celui qui se purifie avec de l'eau tout en négligeant la purification du coeur !
Je M'étonne de celui qui s'occupe des défauts d'autrui tout en étant inattentif à ses propres défauts, ne sait-il pas que Dieu voit comment il Lui désobéit ou de celui qui sait qu'il mourra seul, qu'il entrera dans la tombe tout seul et qu 'il rendra les comptes, comment peut-il se familiariser avec les gens ?
Il n'y a d'autre dieu que Moi vraiment, et Mohamed (salla Allahu 3alayhi wa sallam) est Mon Serviteur et Mon Messager »

Allah 3azzawajjal dit dans surat ash-Shura:
«C'est Allah qui a fait descendre le Livre en toute vérité, ainsi que la balance. Et qu'en sais-tu? Peut-etre que l'heure est proche?»

Allah 3azzawajjal dit dans surat Qaf:
«L'agonie de la mort fait apparaitre la vérité : "Voila ce dont tu t'écartais". Et l'on soufflera dans la trompe. Voila le jour de la menace.»

Allah 3azzawajjal dit dans surat Al 3ankabut:
«Toute ame goutera a la mort. Ensuite c'est vers Nous que vous serez ramenés.»

Le Prophete salla Allahu 3alayhi wa sallam a dit :
«Comment pourrais-je me éprouver de la quiétude alors que l'Ange chargé de souffler dans la trompe l'a déja mise a sa bouche et attend que l'autorisation lui soit donnée de souffler pour qu'il le fasse.» (Rapporté par At-Tirmidhi)

Ces versets et ahadith sont un avertissement d'Allah Le Puissant et le Majestueux relatif a la mort de chacun et a l'immimence de l'Heure : 2 choses dont les gens sont distraits et pour lesquelles ils ne se préparent pas!


Muhammad Hassan dit :
«Beaucoup de musulmans ne viennent a la mosquée que pour le preche du Vendredi, d'autres ne viennent que pendant le Ramadan, d'autres encore ne viennent que pour les 2 fetes, et d'autres enfin ne viennent qu'une fois dans leur "vie", non pas pour accomplir la Salat mais pour qu'elle soit accomplie sur eux.»

Abu Luqman

Messages : 221
Date d'inscription : 02/12/2007
Age : 41

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: rappellons nous la mort

Message par achiqatlmadina le Dim 6 Jan - 23:28

baraka lahou fkoum pour cet avertissement oui en oublie des fois que nous sommes des "ghouraba" je n'es pas plus a ajouter jazakoumou lah khaira ljazaa,,,, wassalamou alikyoum warahmatu lah wabaraaktuh;

achiqatlmadina

Messages : 117
Date d'inscription : 21/11/2007
Age : 35
Localisation : maroc

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Quand vient la mort

Message par Abu Luqman le Lun 14 Jan - 17:34

Shaykh Muhammad Nasir Ad-Dîn Al-Albânî (rahimahullahi)


1 – Le malade doit être satisfait de ce qu’Allah lui a destiné ; il doit faire preuve de patience à l’égard de Son décret immuable et penser du bien de Son Seigneur. Tout cela constitue un bien pour lui. Le Messager d’Allah (salallahu ‘alayhi wa sallam) a dit : « Le cas du croyant est admirable. Tout est chez lui un bien, et ceci n’est accordé qu’au croyant et à personne d’autre. Si un bonheur le touche, il se montre reconnaissant et c’est un bien pour lui. Si, par contre, un mal le touche, il endure et c’est aussi un bien pour lui ». Le Messager d’Allah (salallahu ‘alayhi wa sallam) a aussi dit : « Qu’aucun d’entre vous ne meurt sans penser du bien d’Allah le Très Haut. » (Muslim)

2 – Le malade doit être partagé entre la crainte et l’espoir. Il doit craindre le châtiment d’Allah pour ses péchés et espérer la miséricorde de son Seigneur selon le hadith d’Anas : « Le Prophète (salallahu ‘alayhi wa sallam) s’introduisit auprès d’un jeune homme qui agonisait. Il lui demanda : « Comment te sens-tu ? ». Le jeune homme répondit : « Par Allah, ô Messager d’Allah ! J’espère beaucoup d’Allah et je crains mes péchés ». Le Messager d’Allah (salallahu ‘alayhi wa sallam) dit : « Ces deux sentiments ne sont pas réunis dans le cœur d’un serviteur en pareille circonstance sans qu’Allah ne lui octroie ce qu’il espère et ne le protège de ce qu’il craint. » (At-Tirmidhî)

3 – Quelle que soit la souffrance engendrée par la maladie, il ne lui est pas permis de souhaiter la mort, selon le hadith d’Umm Al-Fadhl : « Le Messager d’Allah (salallahu ‘alayhi wa sallam) rentra chez nous alors que cAbbâs, l’oncle paternel du Messager d’Allah (salallahu ‘alayhi wa sallam) était malade. cAbbâs se mit à souhaiter la mort et le Messager d’Allah (salallahu ‘alayhi wa sallam) lui dit : « Ô mon oncle ! Ne souhaite pas la mort car si tu es quelqu’un de bienfaisant, il est préférable que l’heure de ta mort soit repoussée afin que tu augmentes tes bonnes œuvres ; et si tu es un homme qui a commis du mal, il est préférable pour toi que soit retardée l’heure de ta mort pour que tu puisses te faire pardonner tes méfaits. Ne désire donc pas la mort. » Muslim, Al-Bukhârî, Al-Bayhaqî (3/377) et d’autres ont rapporté un hadith similaire qui est le hadith d’Anas, dont le texte est : « Si l’individu ne peut faire autrement, qu’il dise : « Ô mon Dieu ! Garde-moi en vie tant que cela est mieux pour moi et fais-moi mourir si cela vaut mieux pour moi ». Je l’ai référencé dans Al-Irwâ’ (683).

4 – Si le malade doit s’acquitter de droits envers les autres, qu’il le fasse, si c’est possible ; sinon, qu’il charge quelqu’un de le faire. Le Prophète (salallahu ‘alayhi wa sallam) a dit à ce sujet : « Quiconque a commis une injustice touchant à l’honneur ou aux biens de son frère [musulman], qu’il la répare avant que ne vienne le jour de la Résurrection où ne seront acceptés ni dinar ni dirham. S’il a quelque bonne action, on les lui prendra pour les donner à la personne [lésée] et s’il n’a aucune bonne action, on prélèvera des mauvaises actions de la personne lésée pour les lui imputer. » (Al-Bukhârî)

Le Prophète (salallahu ‘alayhi wa sallam) a dit aussi : « Savez-vous qui est celui qui a tout perdu ? » Les Compagnons répondirent : « Celui d’entre nous qui a tout perdu est celui qui n’a ni argent, ni biens. » Le Prophète (salallahu ‘alayhi wa sallam) rétorqua : « Celui de ma communauté qui a tout perdu est celui se présentera le jour de la Résurrection avec prière, jeûne et Zakât, alors qu’il aura insulté untel, calomnié untel, pris injustement les biens d’untel, versé le sang d’untel et frappé untel. On donnera alors à l’un et à l’autre de ses bonnes actions. Et si elles s’épuisent avant d’avoir terminé de régler ce qui lui incombe, on prélèvera de leurs péchés pour les lui imputer et le jeter ensuite dans le Feu. » (Muslim)

Le Prophète (salallahu ‘alayhi wa sallam) a dit également : « Quiconque meurt endetté, ce ne sont ni les dinars ni les dirhams [qui serviront de réparation], mais les bonnes et les mauvaises actions. » (Al-Hâkim)

Il a aussi été rapporté par At-Tabarânî dans Al-Mucjam ul-Kabîr en ces termes : « La dette est de deux sortes : si quelqu’un meurt alors qu’il avait l’intention de régler ses dettes, je serai son garant ; et si quelqu’un meurt sans avoir eu l’intention de les régler, c’est à celui-là que l’on prélèvera de ses bonnes actions, le Jour du Jugement Dernier, où il n’y aura ni dinar, ni dirham. »

Jâbir ibn cAbdillah a dit : « Lorsque la bataille d’Uhud eut lieu, mon père me convoqua en pleine nuit et dit : « Je me vois parmi les premiers Compagnons du Prophète (salallahu ‘alayhi wa sallam) qui seront tués, et je ne laisse derrière moi rien de plus cher que toi excepté la personne du Messager d’Allah (salallahu ‘alayhi wa sallam). Or, j’ai une dette ; règle-la et comporte-toi convenablement envers tes frères. » Le lendemain, il fut parmi les premiers tués. » (Al-Bukhârî)

5 – C’est une obligation de s’empresser de rédiger un pareil testament, selon cette parole du Prophète (salallahu ‘alayhi wa sallam) : « Le musulman qui veut recommander quelque chose [avant sa mort] n’a pas le droit de passer deux nuits consécutives sans avoir son testament écrit, près de sa tête. » Ibn cUmar dit : « Pas une nuit n’est passée depuis que j’ai entendu le Messager d’Allah (salallahu ‘alayhi wa sallam) dire cela sans que mon testament ne soit auprès de moi. » (Al-Bukhârî et Muslim)

6 – Il doit établir un testament pour ses proches, si ceux-ci ne peuvent hériter de lui, conformément à cette parole du Très Haut : « On vous a prescrit, quand la mort approche de l’un de vous et s’il laisse des biens, de faire un testament en règle en faveur de ses parents et de ses proches. C’est un devoir pour les pieux. » (Al-Baqarah : 180)

7 – Il peut léguer le tiers de ses biens, et il ne lui est pas permis de dépasser cette proportion. Il vaut mieux d’ailleurs que son legs soit inférieur au tiers de ses biens, d’après le hadith de Sacd ibn Abî Waqqâs qui dit : « J’étais avec le Messager d’Allah (salallahu ‘alayhi wa sallam) lors du pèlerinage d’adieu. J’étais si malade que je faillis en mourir. Le Messager d’Allah (salallahu ‘alayhi wa sallam) me rendit visite et je lui dis : « Ô Messager d’Allah ! J’ai en ma possession beaucoup de biens et je n’ai personne qui puisse hériter de moi exceptée ma fille. Puis-je distribuer les deux tiers de ma fortune ? » Il répondit : « Non ! » Je dis : « La moitié alors ? » Il répondit : « Non ! » Je dis : « Alors le tiers ? » Il dit : « Le tiers, et c’est encore trop. Ô Sacd ! Il vaut mieux que tu laisses tes héritiers riches plutôt que misérables tendant la main vers les gens [et il fit le geste de quémander avec sa main]. Ô Sacd ! Tu seras récompensé pour toute somme que tu donnes en aumône en désirant pour cela le Visage d’Allah le Très Haut, même pour la bouchée que tu introduis dans la bouche de ta femme. » [Sacd dit alors : « Le Prophète (salallahu ‘alayhi wa sallam) a donc permis de léguer le tiers des biens. »] (Al-Bukhârî et Muslim)

Ibn cAbbâs dit : « J’aurais aimé que les gens recom­mandent dans leur testament [de léguer] le quart de leurs biens plutôt que le tiers car le Prophète (salallahu ‘alayhi wa sallam) a dit : « Le tiers, et c’est encore trop. » (Al-Bukhârî et Muslim)

8 – Deux hommes intègres et musulmans doivent être témoins des recom­man­dations testamentaires. Si l’on ne peut trouver de musulmans, alors deux hommes non musulmans peuvent être témoins à condition de s’assurer, dans le doute, de leur témoi­gnage en les liant par un pacte conformément à cette parole du Très Haut : « Ô vous les croyants ! Quand la mort se présente à l’un de vous, que deux hommes intègres d’entre vous assiste (à l’écriture) du testament, ou deux autres, qui ne sont pas des vôtres, si vous êtes en voyage et que la mort vous frappe. Vous les retiendrez (les deux témoins), après la prière, et si vous avez des doutes, vous les ferez jurer par Allah : “Nous ne faisons aucun profit par cela, même s’il s’agit d’un proche, et nous ne cacherons point le témoignage d’Allah. Sinon, nous serions du nombre des pêcheurs”. Si l’on découvre que ces deux témoins ont commis un pêché, que deux autres, parmi les proches (du mort) prennent leur place et jurent par Allah : “Notre témoignage est plus véridique que leur témoignage, et nous ne transgressons point. Sinon, nous serions du nombre des injustes”. C’est le moyen le plus sûr pour les inciter à donner le témoignage sous sa forme réelle ; ou leur faire craindre de voir d’autres serments se substituer aux leurs. Craignez Allah et écoutez. Allah ne guide pas les gens pervers. » (Al-Mâ’idah : 106-108)

9 – Quant au testament destiné aux parents et aux proches qui héritent (déjà) du testateur, il n’est pas valable, car il est abrogé par le verset relatif à l’héritage. Le Prophète (salallahu ‘alayhi wa sallam) l’a clairement évoqué lors de son sermon du pèlerinage d’adieu dans lequel il a dit : « Allah a certes octroyé la part qui revenait à chacun des ayants droit. Nul testament donc pour celui déjà concerné par l’héritage. » (At-Tirmidhî)

10 – Il est interdit, dans le testament, de porter préjudice à qui que ce soit, comme le fait que le testateur déshérite certains héritiers, ou qu’il privilégie untel au détriment d’un autre, confor­mé­ment à cette parole d’Allah [verset 7 de la sourate les Femmes] : « Aux hommes revient une part de ce qu’ont laissé les parents et les proches…que ce soit peu ou beaucoup : une part fixée » … Et à la fin du verset 12 : « … Après exécution du testament ou paiement d’une dette, sans préjudice à quiconque. Telle est l’injonction d’Allah ! Et Allah est Omniscient et Clément. »… Et conformément à cette parole du Prophète (salallahu ‘alayhi wa sallam) : « Ni mal, ni préjudice ; quiconque porte préjudice à autrui, Allah fera qu’un mal l’atteigne et quiconque s’oppose à quelqu’un avec véhémence, Allah s’opposera à lui. » (Al-Hâkim)

11 – Le testament injuste est caduc et refusé d’après ce que le Prophète (salallahu ‘alayhi wa sallam) a dit : « Quiconque ajoute à notre religion une chose qui n’en fait pas partie verra son ajout rejeté. » (Al-Bukhârî et Muslim)

… Et d’après le hadith de cImrân ibn Husayn : « Un homme affranchit à sa mort six hommes [qui étaient tout ce qu’il possédait]. Ses héritiers qui étaient des bédouins vinrent [en] informer le Messager d’Allah (salallahu ‘alayhi wa sallam) de son geste. Le Prophète dit : « Comment a-t-il pu faire cela ?! Si nous l’avions su, si Allah le veut, nous n’aurions pas prié sur lui ». Il tira alors au sort entre les hommes affranchis ; il en affranchit deux et rendit les quatre autres à leur condition d’esclavage. » (Muslim)

12 – Comme il s’avère qu’à notre époque, beaucoup de gens ont tendance à innover dans leur religion et plus particulièrement en ce qui concerne les rites funéraires, le musulman doit laisser des instructions pour qu’il soit préparé et enterré suivant la Sunna en agissant conformément à cette parole du Très Haut : « Ô vous les croyants ! Préservez vos personnes et vos familles d’un Feu dont le combustible sera les gens et les pierres, [surveillé par] des Anges rudes, durs, ne désobéissant jamais à Allah en ce qu’Il leur commande et faisant strictement ce qu’on leur ordonne. » (At-Tahrîm : 6)

C’est pourquoi les Compagnons du Prophète (salallahu ‘alayhi wa sallam) recom­man­daient cela. Les récits que nous en avons sont nombreux mais il n’y a pas de mal à ce que nous citions quelques-uns d’entre eux :

- D’après cÂmir ibn Sacd ibn Abî Waqqâs, son père dit lors de la maladie qui précéda sa mort : « Creusez-moi une tombe et posez sur moi des briques (en argile séchées au soleil) comme on a fait pour le Messager d’Allah (salallahu ‘alayhi wa sallam). » (Muslim)

- Abû Burdah dit : « Abû Mûssâ fit une recommandation avant sa mort : « Lorsque vous transporterez ma dépouille, accélérez le pas et ne me suivez pas avec un encensoir. Ne mettez rien dans ma tombe qui soit une séparation entre moi et la terre, et ne construisez rien au-dessus de ma tombe. Je vous prends à témoin que je dégage ma responsabilité pour toute femme qui se raserait la tête en signe de deuil, se lamenterait et déchirerait ses vêtements. » Ils dirent : « As-tu entendu quelque chose à ce propos ? » Il répondit : « Oui ! Je l’ai entendu du Messager d’Allah (salallahu ‘alayhi wa sallam). » (Ahmad)

- Hudhayfah a dit : « Lorsque je mourrai, n’informez personne de ma mort car je crains que cela ne soit une annonce de décès [prohibée]. En effet, j’ai entendu le Messager d’Allah (salallahu ‘alayhi wa sallam) interdire les annonces de décès [semblables à celles de la période anté-islamique]. » (At-Tirmidhî)A propos de ce que nous avons vu précédemment, An-Nawawî a dit dans Al-Adhkâr : « Il est fortement recommandé [au mou­rant] qu’il enjoigne [à ses proches] d’éviter toutes les inno­vations qui ont cours dans les coutumes locales en matière de rites funéraires, et qu’il obtienne d’eux cette assurance en les liant par un pacte. »

Source : Ahkâm Al-Janâ’iz (les rites funéraires

Abu Luqman

Messages : 221
Date d'inscription : 02/12/2007
Age : 41

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: rappellons nous la mort

Message par Contenu sponsorisé


Contenu sponsorisé


Revenir en haut Aller en bas

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut


 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum