La prière en commun ?

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La prière en commun ?

Message par Ihsen le Dim 20 Jan - 15:10

Salam alaikoum wa rahmatoullah wa barakatouh

Comment pratique t'on la prière en commun ?
Qui doit la diriger en priorité lorsque l'on se retrouve en groupe ?

Souvent confronter a cette situation de prier en groupe j'aimerai que l'on en rappel les règles. Certaines personnes sous prétexte qu'elles sont gênés de leur récitation prétendent qu'elles ne peuvent pas dirigé la prière lorsqu'elle doit s'effectuer a voix haute !
Comment réagir fasse a une telle situation ?

jazakoum Allahu khair.

Ihsen

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Quelques fatawas concernant la priere et l'imamat

Message par Abu Luqman le Dim 27 Jan - 13:17

Q : Mon grand frère n’accomplit pas la prière. Dois-je entretenir le lien de parenté qui nous unit ou non, sachant que c’est un demi-frère par mon père ?

R : Celui qui délaisse la prière volontairement et reconnaît le caractère obligatoire de celle-ci est un mécréant, dont la mécréance est majeure[1] selon l’avis le plus correct des savants. Par contre, s’il ne reconnaît pas son caractère obligatoire, c’est un mécréant (d’une mécréance majeure) à l’unanimité des savants, d’après la parole du Prophète, prière et salut d’Allah sur lui :

« La chose la plus haute est l’islam, son contrefort est la prière et son plus haut degré est le combat sur la voie d’Allah »[2]

et selon sa parole :

« Ce qui sépare l’homme de la mécréance et du polythéisme, c’est le fait de délaisser la prière »[3]

et aussi en raison des propos suivants du Prophète, prière et salut d’Allah sur lui :

« Le pacte qui existe entre nous (les musulmans) et eux (les mécréants) est la prière. Quiconque la délaisse a mécru. »[4]

En effet, celui qui ne reconnaît pas le caractère obligatoire de la prière traite de menteurs Allah, Son Prophète et le consensus des gens de science et de foi. Sa mécréance est donc plus grande et plus grave que celui qui la délaisse par négligence.

Quoi qu’il en soit, il est du devoir des gouvernants musulmans d’exiger de celui qui délaisse la prière de se repentir. S’il refuse, il est condamné à mort, en raison des preuves qui ont été rapportées à ce sujet. Il est aussi du devoir des musulmans de se désolidariser de celui qui délaisse la prière, de le mettre en quarantaine et de ne pas répondre à ses invitations, jusqu’à ce qu’il se repente de son acte auprès d’Allah.

Mais il faut aussi le conseiller, l’inviter à la vérité, et le mettre en garde contre les conséquences néfastes du délaissement de la prière dans ce bas monde et dans l’au-delà… Il se peut qu’il se repente, et qu’Allah accepte alors son repentir.

Fatwa de Shaykh Ben Baz
Kitâb ud-Da’wa, page 93.


[1] La mécréance se divise en deux : mineure (la personne est toujours considérée comme musulmane malgré cette mécréance) et majeure (la personne est infidèle, ne fait plus partie de la communauté musulmane et – si elle meurt sans s’être repentie – sera éternellement châtiée en Enfer). [N. du T.]

[2] Rapporté par l’imam Ahmad (5/231), At-Tirmidhî, chapitre de la foi, n°2616, Ibn Mâjah, chapitre des troubles, n°3973, selon une chaîne de rapporteurs authentique.

[3] Rapporté par Muslim dans son Sahîh, chapitre de la foi, n°82.

[4] Rapporté par l’imam Ahmad (5/346) et les auteurs des Sunan selon une chaîne de rapporteurs authentique : At-Tirmidhî, chapitre de la foi, n°2621 ; An-Nassâ’î, chapitre de la prière (1/232) et Ibn Mâjah, chapitre de l’accomplissement de la prière, n°1079.


Q : Je suis jeune et assidu à certaines prières à la mosquée, or parfois je les retarde sans aucune raison. Ou lorsque je suis épuisé à cause de mon travail, je dors au moment de la prière du asr ou du Magrib avec l’intention de ne me réveiller qu’après celles-ci. Ma prière est-elle donc acceptée lorsque je la prie à mon réveil ?

Il m’arrive aussi, sans être fatigué, de laisser passer la prière du asr, du magrheb ou du isha ou même deux prières qui se suivent. Quel est la position juridique de mon acte ? Qu’Allah vous récompense !

R : Allah a dit :
«La prière demeure, pour les croyants, une prescription, à des temps déterminés.»
(Sourate el-Nissa 103)

Ce verset nous prouve que la prière obligatoire a des heures précises. Il est donc interdit de la faire sortir de son temps, et quiconque l’aura fait sans raison religieuse l’aura négligée.

Allah a certes dit :
« Puis leur succédèrent des générations qui délaissèrent la prière et suivirent leurs passions. Ils se trouveront en perdition »
(sourate 'Myriam' verset 59)

Et le sens de ‘délaisser la prière’ est : La retarder de son temps, et non l’abandonner totalement comme l’ont interprétés la plupart des imams.

Il a été rapporté qu’Abou Bakr (Qu’Allah soit satisfait de lui) a dit : « Appartient à Allah des actes de nuit qu’Il n’accepte pas le jour, et des actes de jour qu’il n’accepte pas la nuit »

Et dans l’authentique (de Boukhari) le prophète a dit :

« Celui qui manque la prière du Asr, Sonaction est vaine »

et dans une autre version il a dit :

« Celui qui manque la prière du Asr, est semblable àcelui à qui on a pris sa famille et ses biens »

Le manquement ici, signifie le dépassement du temps de l’Asr
Il est donc obligatoire à tout musulman d’accomplir la prière à son heure et en commun à la mosquée, même s’il est fatigué à cause de son travail. Il lui est même obligatoire d’abandonner son travail à l’heure de la prière pour l’accomplir.

Fatwa de Shaykh Fawzan tirée de son recueil de fatwas
Tome 2 fatwas n°46


Q : Que signifie suivre l’imam ? Et le précéder ?

R : Suivre l’imam signifie que tu dois attendre que l’imam finisse son mouvement et qu’il ait terminé de prononcer le Takbîr. C’est alors seulement que tu le suis. Ainsi, s’il prononce le Takbîr avant de s’incliner, tu dois rester debout jusqu’à ce qu’il ait fini de prononcer le Takbîr et qu’il se soit complètement incliné, et alors tu t’inclines. S’il se relève, tu dois rester incliné jusqu’à ce qu’il se soit complètement relevé et qu’il ait fini de prononcer « Sami’Allahu liman Hamidah ». C’est alors que tu dois te relever. C’est ainsi pour le reste des piliers de la prière. Quant au fait de précéder l’imam, c’est le fait de s’incliner ou de se prosterner avant l’imam, ou bien de commencer le mouvement avant même qu’il n’ait commencé le sien. Cela annule la prière ou en diminue la valeur.

Fatwa de Shaykh Ibn Jibrîn
Al-Lu’lu’ul-Makîn, page 103.



Q : Qu’en est-il du fait de prendre une Sutra pour la prière ? Est-il obligatoire pour celui qui prie au second rang de prendre une Sutra ?

R : La Sutra selon le sens propre est le fait de cacher son intimité, qui s’étend du nombril aux genoux pour les hommes, et à tout le corps pour les femmes. C’est une condition de validité de la prière. La prière de celui qui prie dénudé, ou dont une partie de l’intimité est visible, alors qu’il a la possibilité de se couvrir n’est pas valable. Si par contre, il lui est impossible de se couvrir, c’est autorisé. Mais dans ce cas, il vaut mieux qu’il prie assis, et s’il trouve de quoi se couvrir durant sa prière, qu’il se couvre et termine sa prière.

Quant à la Sutra que l’on désigne par un objet d’une certaine hauteur que l’on place devant le fidèle en prière, c’est une Sunna qui n’est pas obligatoire, comme le fait de prier devant un poteau ou un mur, ou devant un objet surélevé par rapport au sol comme un lit ou une chaise. Si on ne trouve rien de tout cela, on peut tracer un trait en forme de croissant de lune, que l’on soit imam dirigeant la prière d’un groupe, ou isolé. Cela s’applique particulièrement dans le désert, comme lorsqu’on accomplit la prière de l’Aïd, ou qu’on est en voyage.

Pour ce qui est des mosquées, à la base il n’y en a pas besoin, et il suffit de prier devant le mur qui l’entoure ou les traits délimitant les rangs sur les tapis ou le bout du tapis sur lequel on prie. Il n’y a rien qui indique l’obligation (de la Sutra). On rapporte dans un hadith qui se trouve dans les Sunan :

« Si l’un de vous prie devant une Sutra, qu’il s’en approche. »[1]

Dans un autre hadith :

« Si l’un de vous prie devant une Sutra, qu’il ne permette alors à personne de passer devant lui. Si elle refuse [persiste à vouloir passer], qu’il la combatte car c’est un démon. »[2]

Et Allah est le Plus Savant.

Fatwa de Shayh Ibn Jibrîn
Al-Lu’lu’ul-Makîn, page 90.


[1] Rapporté par Abû Dâwûd, chapitre de la prière, n°695 ; An-Nassâ’î, chapitre de la Qibla (vol.2, n°62-63) et Ahmad n°614.

[2] Rapporté par Al-Bukhârî, chapitre de la prière, n°509 et Muslim, chapitre de la prière, n°505.


Q : Si un groupe de personne entrent à la mosquée et aperçoivent un individu prier seul la prière en groupe qu’ils ont manquées, leur Est-il permis de rejoindre ce prieur isolé pour en faire leur imam ?


R : Il est obligatoire pour ses personnes de prier en groupe. De plus, si un individu les a devancé et prie seul la prière ratée, ils leurs est autorisés de prier derrière lui et de le prendre pour Imam. A la suite de son salut final, ils rattrapent ce qui leur manque.

Le recueil des fatwas du cheikh Abd Al-Aziz Ben Baz
Tome 12 page 151


Q : Si J’entre dans la mosquée après la fin de la prière collective et je commence ma prière par le takbir d’entrée, puis un homme vient me rejoindre en prière alors que je n’ai pas eût au début l’intention d’être imam… Est-ce que la prière de cette personne est valide ?

R : Ce qui est légiféré, est que lorsque tu entres en prière seul ou à plusieurs, il faut déjà avoir l'intention d'être Imam car la prière collective est demandée et elle connaît un grand mérite. Cependant, certains ulémas soutiennent que cette manière de faire n’est valable que dans la prière surérogatoire mais, en réalité cela est valable aussi bien pour celle-ci que pour la prière obligatoire, parce que les deux sont en principe régies par les mêmes dispositions, à moins qu’un argument permette une restriction.

Il a été affirmé que le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) priait seul chez Maïmouna, la tante d’Ibn Abbas (Qu’Allah soit satisfait d’elle) lors d’une nuit et qu’Ibn Abbas effectua ses ablutions et se plaça à sa gauche, puis le prophète (bénédiction et salut soient sur lui) le replaça à sa droite et prièrent ensemble. (Rapporté par al-Boukhari et par Mouslim).

Ceci est rapporté dans son Sahih que le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) priait seul, puis Djâbir et Djabbar s'installèrent l’un à sa gauche et l’autre à sa droite, mais il les replaça derrière lui et le prirent pour imam.

Ces deux hadith prouvent ce que nous avons mentionné et indiquent aussi que quand une seule personne rejoint une autre en prière, elle doit se placer à sa droite et que lorsque deux personnes ou plus rejoignent un prieur, elles doivent s’installer derrière lui.

Le recueil des fatwas du cheikh Abd Al-Aziz Ben Baz
Tome 12 page 151


Q : Puis-je être l’imam lorsque je prie avec mon mari, car je suis plus savante que lui et étudiante en faculté de jurisprudence ?

R : Il est interdit à la femme de guider un homme lors de la prière, qu’il soit son mari, son fils ou son père. En effet le prophète (que la paix et le salut soient sur lui) a dit :

« Un peuple ne réussira pas si une femme le gouverne ».

Que cette femme soit plus savante qu’eux ou pas, elle ne doit pas les diriger. Certes le prophète (que la paix et le salut soit sur lui) a dit :

« Ne dirigera un peuple que le meilleur lecteur du livre d’Allah ».

La femme n’est pas concernée par cette parole. Il est dit dans le noble coran

« Oh vous qui avez cru ! Qu’un groupe ne se raille pas d’un autre groupe : ceux-ci sont peut-être meilleurs qu’eux. Et que des femmes ne raillent pas d’autres femmes : celles-ci sont peut-être meilleures qu’elles. »
(Sourate El houjourat verset 11)

On voit que dans ce verset, Allah a divisé la communauté en deux partis : Les hommes, et les femmes. Donc la femme n’est pas concernée par le hadith précédent.

Fatwa du cheikh Otheimine tiré du livre « Fatwa pour les femmes »
Page 38


Q : Qu’en est-il de la prière derrière un imam qui se rase la barbe et qui laisse traîner son habit en dessous des chevilles ?

R : S’il y a un imam plus pieux que lui, il vaut mieux prier derrière cet imam sans aucun doute. S’il n’y en a pas ou que tu entres dans une mosquée où l’imam qui dirige la prière a la barbe rasée ou fait traîner son habit en dessous des chevilles, il n’y a tout de même pas de mal à prier derrière lui. L’avis prépondérant des savants est que l’imamat du pervers est valable, bien qu’il vaille mieux que ce soit une personne plus pieuse (qui dirige la prière).

Fatwa de Cheikh Otheimine
Kitâb ud-Da’wa, n°5, vol. 2 page 108.


Q : Est-il vrai que si une personne dirige la prière d’un groupe de personnes en ne récitant pas correctement le Coran – malgré la présence d’une personne le connaissant mieux qu’elle – alors leur prière est annulée ?

R : Il faut tout d’abord comprendre ce que signifie l’expression : « Ne récitant pas correctement le Coran. » Si cela signifie : « Il ne récite pas parfaitement le Coran », alors la prière est valable. Si par contre, il ne récite pas correctement le Coran en se trompant de manière à changer le sens des versets, en prononçant mal les mots, alors, oui, la prière derrière lui n’est pas valable en présence d’une autre personne lisant correctement le Coran.


Cheikh Otheimine,
Kitâb ud-Da’wa, n°5, vol. 2 p. 108
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Le choix de l'Imam

Message par Abu Luqman le Dim 27 Jan - 13:17

Le Choix de l'Imam :

La question qui se pose concerne uniquement le cas où on a le choix de désigner celui qui va diriger la prière. Et là, il y a des priorités à respecter : s'il n'y a personne qui soit désigné ou si celui-ci est absent, alors c'est celui qui connaît le plus le Coran, s'ils sont pareils à ce sujet c'est celui qui connaît le plus la Sunna (hadîths), puis (...) c'est celui qui est le plus âgé. Ceci est le sens global d'un hadîth rapporté par Muslim.
En plus de ces critères, doit-on également tenir compte du critère d'un minimum de moralité, ou bien cela n'est-il pas nécessaire ? En fait oui, cela est nécessaire, car un Hadîth existe où il est rapporté que le Prophète, après avoir vu le imam d'un groupe de gens cracher dans la direction de la Kaaba, a dit à ces gens : "Que cet homme ne vous dirige plus lors de la prière" (rapporté par Abû Dâoûd, n° 481).

Les juristes musulmans, se fondant sur ce Hadîth, ont donc établi que lorsqu'on a le choix de la désignation, il est déconseillé (mak'rûh) de désigner comme imam un musulman qui fait des grands péchés (fâsiq) sans se repentir. Cependant, ces juristes ont également établi qu'étant donné ce que nous avons vu plus haut, si un musulman qui fait des grands péchés (fâsiq) sans se repentir a quand même été désigné (par exemple par des responsables) comme imam, alors la prière faite sous sa direction est totalement valable ; et puis il ne faut pas être cause de division.
C'est là l'exemple qu'ont laissé des Compagnons du Prophète eux-mêmes : Ibn Umar a ainsi fait la prière sous la direction de al-Hajjâj, Abû Sa'îd al-Khud'rî sous la direction de Marwân (Fiqh us-sunna).

Trois points complémentaires :

Comme nous venons de le voir, quand on a le choix pour désigner un imam, il faut en désigner un qui ne fasse pas de grands péchés. Cependant, il faut se souvenir que c'est à partir du Hadîth cité plus haut (et qui concerne le fait de cracher en direction de la Kaaba) que les juristes ont établi comme principe général qu'il est déconseillé de désigner comme imam celui qui fait publiquement des actes interdits sans se repentir.
Ce principe a été ensuite appliqué à d'autres cas, dont celui de ne pas garder la barbe voulue. Il ne faudrait pas ignorer ce principe général, qui a été extrait du Hadîth et à partir duquel ce cas particulier a été établi et se mettre à croire que le fait de garder la barbe constitue le seul critère à vérifier quand on veut choisir un imam.
D'autres choses apparentes sont au moins aussi graves que le fait de ne pas garder la barbe voulue. Le fait de mentir sans vergogne et aussitôt que ses intérêts sont en jeu est, par exemple, un grand péché. Il est certes interdit en islam d'aller fouiller dans la vie de quelqu'un pour découvrir ses péchés et ses défauts cachés (le Prophète l'a interdit : Sunan Abî Dâoûd, n° 4888, voir aussi n° 4890). Mais ce n'est ici pas le cas : mentir non pas une ou deux fois (nul n'est infaillible) mais sans vergogne et aussitôt que ses intérêts sont en jeu, est un péché apparent chez quelqu'un, un péché qui d'ailleurs fait que les gens qui fréquentent une telle personne le savent tous et qu'ils ne tiennent ensuite plus compte de ses propos.

Il faut cependant souligner ici, comme je l'ai écrit plus haut, qu'il est, en islam, interdit d'aller fouiller dans la vie de quelqu'un pour découvrir ses péchés et ses défauts cachés. C'est le Prophète qui l'a interdit (Sunan Abî Dâoûd, n° 4888. Voir aussi n° 4890).

Le troisième point que je voudrais rappeler ici est le suivant : certes, les juristes ont extrait du Hadîth cité plus haut, le principe général disant qu'il ne fallait pas, quand on en avait le choix, désigner comme imam un musulman qui se laisse aller à faire continuellement de grands péchés en public. Cependant, le degré de prise en compte de ce principe peut-il changer en fonction du moment et du lieu dans lequel les musulmans se trouvent ? C'est aux muftis de voir. Peut-on leur suggérer humblement ces lignes de Ibn ul-Qayyim : "L'idéal est une chose, le réel est autre chose. Le juriste est celui qui fait le lien entre l'idéal et le réel et applique l'idéal en fonction des possibilités. Ce n'est pas celui qui jette l'inimitié entre l'idéal et le réel. L'application de certains règlements peut être différente à différentes époques. En effet, les hommes ressemblent plus à leur époque qu'à leur ancêtres. Lorsque les péchés sont commis de façon généralisée par les gens de la terre, si on interdit quand même le fait qu'un musulman qui fait des péchés soit imam, ou témoigne (…), alors les règlements ne pourront plus être appliqués, l'organisation de la société s'en trouvera perturbée et la plupart des droits seront inappliqués. Malgré tout, il est nécessaire de se rapprocher de l'idéal dans la mesure du possible [par rapport à cette époque et ce lieu donnés]" (A'lâm ul-muwaqqi'în, tome 4 p. 169). C'est aux muftis compétents qu'il revient de prendre la décision ; et j'accepte pleinement la décision qui est leur et qui sera leur.

Wallâhu A'lam
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Re: La prière en commun ?

Message par Ihsen le Dim 27 Jan - 18:04

wa 'alaikoum salam wa rahmatoullahi wa barakatouh

Alhamdoulillah ouff une réponse je commençais a me dire qu'il fallait que j'y réponde moi même ! Jazak Allahu khair

Ihsen

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Re: La prière en commun ?

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